Apprendre à lire son cheval, c’est aussi comprendre les problèmes que vous rencontrez au sol ou monté. Bien souvent, ces « problèmes » sont des solutions pour votre cheval.
1) Le langage corporel.
Les chevaux communiquent entre eux par le biais de postures, expressions de leurs intentions.
Par exemple : un cheval qui avance en direction d’une botte de foin, marchera droit sur son « objectif » en adoptant des attitudes de dominant (oreilles couchées, encolure tendue) pour chasser les chevaux qui se trouvent sur son chemin.
Le dominant peut aller jusqu’ à mordre pour confirmer son intention, mais cela reste rare, car le cheval préfère négocier plutôt que combattre.
2) Le langage humain.
Nous aussi, dans notre communication la gestuelle joue un rôle très important, mais nous accordons une
priorité aux mots. Cependant, toutes les études s’accordent à dire que les mots ne représentent qu’environ
7% de l’échange, contre 65% pour la gestuelle et 28% pour le ton employé.
3) Le langage entre lui et vous.
Nous allons tout d’abord aborder une question qui nous est souvent posée :
« Est-ce que mon cheval me comprend quand je lui parle (avec des mots) ? »
La vraie question serait plutôt :
« Que comprend mon cheval quand je lui parle ? »
Quand vous lui dites qu’il est beau, votre visage est détendu, votre gestuelle douce et délicate. Le cheval comprend : « Celui-ci n’a rien d’un prédateur, je n’ai aucune raison de fuir », mais il ne sait toujours pas que vous le trouvez beau !
Autre exemple, quand vous dites : « Mon cheval est stupide ! » vous êtes certainement tendu, agacé, crispé, etc.… Le cheval comprend alors : « Celui-là n’est pas rassurant, dès que je peux, je fuis ! » Vos mots sont associés à votre langage corporel.
Pour communiquer avec votre cheval, vous devez apprendre son langage, vous mettre à sa portée, car lui, ne peut se mettre à la votre. Il devra s’écouler encore quelques millénaires avant qu’il ne parle votre langue ! Le cheval, de part sa psychologie de proie sait parfaitement vous décrypter, il perçoit toutes vos intentions, même les plus infimes. Lisez par exemple l’histoire de « Hans le malin ! »